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Infections contractées à l’hôpital

Healthcare

Les infections contractées à l’hôpital – connues sous le nom technique d’infections nosocomiales – sont le terme donné aux infections contractées par les patients lors de leur séjour à l’hôpital. Elles peuvent être causées par des bactéries, des virus ou des mycoses. Ces infections ne sont pas un phénomène nouveau – une partie importante des travaux de Florence Nightingale traitait de leur réduction en augmentant, par exemple, la distance entre les lits dans les hôpitaux. Les infections contractées à l’hôpital sont un problème mondial ; en plus du Royaume-Uni, elles provoquent des problèmes considérables au Japon, en Amérique du Nord et en Europe.

Ces infections deviennent un problème important et de plus en plus difficile à traiter pour les professionnels de santé en raison d’un certain nombre de facteurs. Un problème majeur est la résistance accrue de certaines bactéries au traitement par antibiotiques. Les moyens de transport international permettent aux organismes de se répandre rapidement à travers le monde, comme on l’a très bien vu avec le SRAS. Les avancées de la médecine moderne permettent aux gens de vivre plus longtemps et de subir des opérations chirurgicales plus invasives (comme les transplantations). Ils sont souvent plus malades – et donc plus sensibles aux infections – lors de leur admission à l’hôpital.  De nombreux experts considèrent la mutation constante des « superbactéries » présentant une antibiorésistance accrue comme l’une des plus grandes menaces de notre époque.

MRSA

Les taux accrus d’antibiorésistance sont considérés comme étant un problème considérable. L’organisme le plus connu est le MRSA – Staphylocoque doré résistant à la méticilline. On pense que le corps de 30% de la population héberge un staphylocoque doré – par exemple dans le nez. Toutefois, seule une très faible proportion de la population, en général moins de 1%, n’ayant pas été admise à l’hôpital ou dans d’autres établissements de soins, est atteinte d’une souche résistante à la méticilline (et aux autres antibiotiques). Certains signes montrent que des types distincts de MRSA apparaissent dans la population n’ayant pas été en contact avec des services de soins de santé, particulièrement aux Etats-Unis et en Australie. Les MRSA communautaires (CA-MRSA) provoquent généralement des infections cutanées qui se traitent facilement. Cependant, ils provoquent parfois des infections qui engagent le pronostic vital. Certaines preuves indiquent que les CA-MRSA commencent à provoquer des infections hospitalières, ce qui est important car les CA-MRSA se transmettent facilement entre patients. Pour le moment, les patients qui contractent un MRSA à l’hôpital peuvent normalement être soignés grâce à d’autres antibiotiques comme la vancomycine qui est souvent considérée comme l’antibiotique de « dernier recours ». Toutefois, un nombre croissant de signes indique – particulièrement au Japon et aux Etats-Unis – que le Staphylocoque doré devient de plus en plus résistant à la vancomycine.

Autres bactéries

Malheureusement pour les professionnels de santé, les MRSA ne sont pas le seul problème. Plusieurs autres bactéries posent de graves problèmes et infectent les patients qui séjournent à l’hôpital comme, par exemple, Clostridium difficile et les Acinetobacter. Nous sommes actuellement au milieu d’une épidémie mondiale (« pandémie ») causée par une nouvelle souche de C. difficile. Celle-ci provoque des infections plus graves chez les jeunes patients que son « ancienne » souche. Une augmentation alarmante de la prépondérance de maladies causées par C. difficile a été signalée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Les acinetobacter deviennent antibiorésistantes bien plus rapidement que les staphylocoques. Des rapports récents publiés dans des revues scientifiques parlent de souches multirésistantes d’acinetobacter provoquant des infections chez des patients du monde entier. Les infections par acinetobacter concernent généralement les patients gravement malades des unités de soins intensifs. Par conséquent, la mortalité associée aux infections par acinetobacter est élevée en raison de la nature des patients infectés et des taux élevés de résistance aux traitements.

Virus et mycoses

Les infections hospitalières peuvent également être causées par des virus et des mycoses. Les virus parainfluenza provoquent des problèmes sérieux dans les unités de transplantation, et les norovirus – que l’on retrouve également sur les bateaux de croisière – prolifèrent régulièrement dans les hôpitaux. Les infections mycosiques peuvent également poser des problèmes majeurs dans les unités de transplantation ou dans les autres services des hôpitaux où sont soignés des patients immuno-déprimés.  Les spores d’aspergillus, qui sont souvent présentes dans l’environnement à la suite de travaux de construction, provoquent l’aspergillose. Candida albicans est une autre mycose qui provoque des infections hospitalières. En règle générale, les médicaments antifongiques sont coûteux et toxiques.

Rôle de l’environnement

La contribution de l’environnement hospitalier à l'acquisition d'infections nosocomiales est un sujet controversé. Des années ’60 jusqu’au milieu des années ’90, la plupart des meilleurs experts dans ce domaine estimait que l’environnement hospitalier n’était pas une source d’infections. En d’autres mots, on pensait que les infections ne pouvaient être contractées que directement entre patients ou via les professionnels de santé. On estimait peu probable qu’une infection puisse se transmettre via des objets inanimés présents dans l’environnement. Une des conséquences de cette approche fut une réduction de l'accent mis sur la propreté des hôpitaux - à laquelle s'est attachée Florence Nightingale – et des coûts de nettoyage. Il est largement admis que l’état de nombreux hôpitaux britanniques déclina. Dans le même temps, on pensait que la plupart des bactéries provoquant des infections hospitalières mourrait rapidement à l'extérieur du corps. On pensait par exemple, qu’une fois présentes dans l'environnement sec des hôpitaux, les MRSA mourraient quelques heures plus tard et ne présentaient donc aucun risque. 

Ces dernières années, le rôle de l’environnement hospitalier en termes de transmission des infections a été revu. De plus en plus de preuves indiquent que l’environnement peut être fortement contaminé. On sait maintenant que de nombreux organismes provoquant des infections nosocomiales peuvent survivre longtemps. Par exemple, les MRSA peuvent survivre jusqu’à 300 jours. Un nombre croissant de preuves indique que l’environnement hospitalier contribue à la propagation des infections, bien que les preuves soient plus probantes pour certains organismes comme les acinetobacter et clostridium difficile. Les derniers rapports publiés dans des revues scientifiques ont apporté la preuve irréfutable que les MRSA se transmettent de l’environnement aux patients.

BIOQUELL a réalisé des études approfondies dans ce domaine. Une étude pilote publiée en 2004 a montré que la technologie de BIOQUELL éradiquait efficacement les MRSA des services des hôpitaux, alors que ceux-ci survivent à la suite d’un nettoyage conventionnel en profondeur. Plusieurs rapports publiés dans des revues scientifiques ces douze derniers moins ont démontré l’efficacité de la technologie de BIOQUELL pour contrôler la prolifération des infections nosocomiales. Les résultats préliminaires d’essais réalisés aux Etats-Unis ont montré qu’une biodécontamination régulière pouvait réduire les taux de C. difficile.

Coût des infections hospitalières

Plusieurs études ont été réalisées concernant le coût des infections contractées à l'hôpital. Une étude commanditée par le National Audit Office en 1999 estimait à environ un milliard de livres le coût des infections nosocomiales pour le Service national de santé. La même étude a estimé que le coût moyen d’une infection nosocomiale s’élevait à 3.154 livres, ce coût comprenant notamment 14 jours de séjour supplémentaires à l’hôpital. (BIOQUELL pense que ce coût moyen est trop faible car le coût toutes charges comprises de 225 livres par lit et par jour semble irréaliste.) En termes larges, d’autres études menées sur les coûts des infections nosocomiales montrent une évaluation des coûts variant de 4000 à 11.500 livres. Ces études se concentrent sur les coûts typiques associés à la prolongation de la durée d'hospitalisation et sur les coûts de traitement accrus. En général, ils n’incluent pas les frais liés aux litiges légaux qui augmentent rapidement au Royaume-Uni. En outre, dans le secteur privé, les hôpitaux sont sensibles aux conséquences sur leur réputation. Le Centre américain de prévention et de contrôle des maladies a estimé à environ 6 milliards de dollars le coût des infections nosocomiales assumé par les professionnels de santé américains, deux millions d’Américains étant victimes d’infections nosocomiales chaque année, dont 88.000 mortellement.

Un problème international

Les infections nosocomiales et l’antibiorésistance sont des problèmes internationaux. Des rapports font état d’un taux de MRSA (proportion d’isolats de sang de Staphylocoque doré résistant à la méticilline) de 64% au Japon et de 82% en Chine. On estime que les taux de MRSA varient de 50 à 63% aux Etats-Unis. En Europe, les taux de MRSA en Roumanie (73%) et au Royaume-Uni (44%) sont des sujets préoccupants. En revanche, les politiques de « recherche et de destruction » scandinave et hollandaise sont couronnées de succès, avec des taux de MRSA qui avoisinnent les 2%.

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